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Centrale DCC V3.4
Les APPAREILS de VOIE





                     







INTRODUCTION
Un appareil de voie est un dispositif qui permet d'assurer la continuité de la voie pour un itinéraire choisi parmi divers itinéraires divergents ou sécants (convergents).

On appelle appareil de voie :
• Les aiguilles,
• Les verrous,
• Les taquets.

Les appareils de voie comprennent : 
• Les branchements à deux ou trois voies (à déviation à droite, à gauche ou symétriques) permettant la ramification d'une voie, 
• Les traversées permettant le cisaillement d'une voie par une autre, traversée oblique : TO
• Les traversées de jonctions permettent le cisaillement et la ramification :
    • Traversée jonction simple, TJS,
    • Traversée jonction double, TJD,
• Les dérailleurs unifiés,
• Les appareils de dilatation (AD),
• Les cœurs à pointe mobile. 

L’APPAREIL de VOIE (Aiguillage)
Un appareil de voie est un dispositif permettant aux circulations ferroviaires de changer de voie : Ce sont les branchements.

Les appareils de voie sont de deux types :
• Les branchements :
   • Un branchement est un appareil de voie qui permet le passage du matériel roulant suivant deux itinéraires ou plus ayant une branche commune,
• Les traversées :
   • La traversée est un appareil de voie qui permet le passage du matériel roulant suivant des itinéraires qui se coupent.

Le branchement
Un branchement est le changement d’itinéraire le plus simple. Ils peuvent être à deux ou trois voies.

• Un branchement à 2 voies comprend trois parties : 
  • L’aiguillage proprement dit : c'est un ensemble de 2 demi-aiguillages qui permettent la ramification d'une voie, 
     • Contre-aiguille courbe de gauche, 
     • Aiguille droite de gauche, 
     • Aiguille courbe de droite, 
     • Contre-aiguille droit de droite.

  • La partie intermédiaire :
     • Elle relie l'aiguillage au croisement.

  • Le croisement :
    • Cœur de croisement,
    • Contre-rail,
    • Cœur de traversée,
    • Rail extérieur.

description d'une aiguille
Description d'une aiguille

• Les appareils appelés branchements à 3 voies permettent trois itinéraires.  
Ils se trouvent généralement sur les voies de service et sont rarement enclenchés.  

Lorsque l'aiguille est prise en position :
Voie directe : la vitesse de franchissement doit pouvoir être celle de la vitesse de la ligne,  
Voie déviée : la vitesse de franchissement est limitée en fonction du rayon de déviation.

Les termes "voie directe" et "voie déviée" sont conservés même si l'appareil est posé en courbe.

Les traversées : Appareil de voie qui permettent le passage du matériel roulant suivant des itinéraires qui se coupent.
Dérailleur : Appareil de voie qui permet de faire dérailler les véhicules pour assurer la protection des voies principales avant le point limite de garage franc.
Appareil de dilatation : Appareil de voie qui assure la continuité d'une voie et dont les rails des 2 files interrompues peuvent se déplacer longitudinalement sur un seul tronçon de voie ou sur les deux tronçons à la fois.

Les branchements (et les aiguillages) peuvent être à déviation à gauche, à déviation à droite ou symétriques.
 
POSITION d'une AIGUILLE
Pour déterminer la position d'une aiguille, l'observateur se place devant la pointe de l'aiguille et observe la pointe :
• Si la lame de l'aiguille colle à gauche, la direction est à droite,
• Si la lame l'aiguille colle à droite, la direction est à gauche.

aiguille position a droite
                                  
aiguille position a gauche
                                                                        
Aiguille position à droite
                                                                                                   
Aiguille position à gauche
La MANŒUVRE des APPAREILS de VOIE
Les aiguilles peuvent être commandées soit :
• Mécaniquement au moyen d'une transmission :
   • Rigide, constituée de tubes, transmettent le mouvement du levier à l'aiguillage pour les deux sens de l'aiguille. Si la longueur de la transmission rigide entre levier et aiguillage ne dépasse pas 7 mètres, l'aiguillage est manœuvré à pied d'œuvre, sinon, il est manœuvré à distance,
   • Funiculaire, constituée de 2 fils d'acier (ø 4 mm) transmettent le mouvement du levier pour chaque sens de déplacement de l'aiguillage par l'intermédiaire d'un des deux fils d'acier. Cette transmission est toujours considérée comme manœuvrée à distance,
   • Électriquement par l'intermédiaire d'un moteur. Cette transmission est toujours considérée comme manœuvrée à distance.

transmission rigide
        
transmission funiculaire
                                                  
Transmission rigide
                                                                                                                                 
Transmission funiculaire

moteur d'aiguille
Moteur d'aiguille

Manœuvre à pied d'œuvre
Une manœuvre est dite à pied d'œuvre lorsque la longueur de la transmission rigide entre le levier et l'aiguillage est inférieure ou égale à 7 m.

Les leviers sont alors commandés par : 
• Levier de type I avec tringle élastique tubulaire Saxby,
• Levier de type I,
• Levier de type L à contrepoids,
• Levier talonnable et renversable à ressorts "Saxby".

Levier de type I avec tringle élastique tubulaire Saxby
Ce levier permet le talonnage dans les deux positions (ou seulement dans une seule) et assure le retour des lames à leur position initiale dès que la cause provoquant le talonnage disparaît. (Aiguille TNR, Talonnable Non Renversable)

levier de type i avec liaison tubulaire saxby
Levier de type I avec tringle élastique tubulaire Saxby
Le levier de type I

levier de type i
Le levier de type I

Le levier de type L à contrepoids
Ce levier est encore utilisé sur les lignes à signalisation simplifiée ou à trafic restreint et réservé sur les autres lignes aux voies de service lorsqu'il s'agit d'aiguilles ne protégeant pas les voies principales.

aiguille de type l a contrepoids
Le levier de type L à contrepoids

Levier talonnable et renversable à ressorts "Saxby"
Il permet le talonnage et la mise en concordance automatique du levier et de l'aiguille qui a changé de position (aiguille TRTalonnable Renversable). 
Ce dernier dispositif est particulièrement intéressant dans les zones de manœuvres.

levier talonnable renversable type saxby
Levier talonnable et renversable à ressorts "Saxby"
Manœuvre à distance
La manœuvre est dite «à distance» lorsque :
• La transmission rigide est supérieure à 7 m,
• S'il s'agit d'une commande mécanique par transmission funiculaire,
• S'il s'agit d'une commande électrique.

Les AIGUILLES TALONNABLES et NON TALONNABLES
Les aiguilles peuvent être abordées :
• Par la pointe,
• Par le talon.

talon ou pointe de l'aiguille
Pointe ou talon de l'aiguille

Les aiguilles non talonnables
Lorsqu’elle est abordée par le talon, si la position de l'aiguille est en contradiction avec la direction d'arrivée d'un train, les boudins des roues déplacent les lames de l'aiguille.

Ce déplacement peut être destructeur pour les engrenages du moteur de l'aiguille si elle n'est pas talonnable.

On appelle une telle aiguille, une aiguille non talonnable :
• Les aiguillages non talonnables doivent être convenablement disposés lorsqu'ils sont pris en talon par une circulation. Sinon, l'aiguillage est talonné et il en résulte une avarie pour l’aiguille. 

Une aiguille peut être également talonnable.

engrenages moteur d'aiguille
Engrenages moteur d'aiguille

Les aiguilles talonnables
Une aiguille abordée par le talon est dite talonnable si elle peut être déplacée par une circulation sans qu’il en résulte une avarie pour l’aiguille et ce même si elle n'est pas disposée correctement. 

Une aiguille peut être : 
Talonnables non renversable (TNR), lorsqu’elle reprend sa position antérieure après le talonnage, ce type d'aiguille n'existe que sur voie de service.  
Talonnable renversable (TR), lorsqu’elle conserve après le talonnage la position dans laquelle elle a été amenée par la circulation. 

IMMOBILISATION d'un APPAREIL de VOIE
L'immobilisation des appareils de voie est destinée à s'opposer à tout déplacement anormal de l'aiguillage au cours du passage d'une circulation.

Au cours du franchissement de l'aiguille, le boudin de la roue prend appui sur la lame d'aiguille et, si elle n'est pas verrouillée se déforme plus ou moins en fonction de la vitesse, provoquant un entrebâillement excessif de la lame d'aiguille, ce qui a pour conséquence que l'essieu suivant du véhicule qui franchit l'aiguille prend le mauvais chemin.

Le boudin de la roue passant du mauvais côté de la position de l'aiguille provoque un bivoie et conduit à un déraillement.

bivoie
Bivoie
Pour éviter la déformation de la lame d'aiguille on la verrouille. 

verrouillage de la lame d'aiguille
Verrouillage de la lame d'aiguille

Le verrouillage de l'aiguille est impératif lorsque la vitesse de franchissement en pointe de l'aiguillage est supérieure ou égale à 40 km/h.

Le verrouillage peut être installé à demeure ou temporairement lors de travaux par exemple.

L'immobilisation varie selon la manière dont s'effectue le franchissement des appareils de voie :
• Par une circulation se dirigeant de la pointe vers le talon (aiguillage prise en pointe),
• Par une circulation se dirigeant du talon vers la pointe :
   • Sans déplacement des aiguilles (aiguillage pris en talon),
   • Avec déplacement des aiguilles (aiguillage talonné).

L'immobilisation temporaire des aiguilles
Généralités
Pour permettre le franchissement d'un appareil de voie au cours d'incidents ou de travaux, il peut être nécessaire d'immobiliser temporairement les aiguilles pour éviter tout déplacement intempestif de l'aiguille. 
• Soit dans le cas de dérangement (avarie de l'appareil de voie ou de ses organes de commande), 
• Soit au cours de travaux (maintenance, travaux d'établissement ou de modifications d'installations).

Dans certains cas le blocage physique d'une aiguille est nécessaire pour une durée assez longue, on parle alors de neutralisation d'appareil.

Les dispositifs d'immobilisation diffèrent selon l'équipement de l'appareil à immobiliser.

Les différents types d'immobilisation
L'immobilisation simple
Elle s'applique à tous les appareils de voie dont les 1/2 aiguillage peuvent être éventuellement avariés et quel que soit l'état de leur tringlerie.

Il est normalement fait usage d'une agrafe cadenassable qui peut être remplacée par un boulon de calage, une ferrure d'immobilisation ou une éclisse.

Cette immobilisation permet le franchissement au pas.

L'immobilisation renforcée
Elle s'applique à tous les appareils munis de l'intégralité de leur tringlerie et dont le 1/2 aiguillage n'est pas avarié.

Il est normalement fait usage d'une agrafe cadenassable qui peut être remplacée par un boulon de calage complété par une ferrure supplémentaire en pointe.

Cette immobilisation peut permettre le franchissement à vitesse normale.

La neutralisation ou blocage physique
Elle s'applique uniquement aux appareils de voie posés mais non mis à la disposition de l'exploitation : 
• Soit provisoirement, 
• Soit définitivement, en attente de dépose. 

Il est fait usage d'une agrafe cadenassée, de ferrures et éventuellement de cale verrou.

Ce blocage physique permet le franchissement à vitesse normale.

Immobilisation à demeure
Les dispositifs d'immobilisation installés à demeure dépendent : 
• De la situation de l'appareil de voie (sur VP ou sur VS), 
• De la vitesse de franchissement en pointe, 
• De la possibilité ou non de talonnage, 
• Du mode de manœuvre, électrique ou mécanique (TR, TF), 
• De la longueur de la transmission rigide ou funiculaire, 
• De la longueur des aiguilles.

Les dispositifs d'immobilisation :
• Les VCC, (Verrou Carter Coussinet)
• Les verrous de tringle,
• Les griffes d'aiguille
• ....
Le CALAGE et le VERROUILLAGE des AIGUILLES
Le calage
Il s'agit d'un dispositif mécanique qui s'oppose au déplacement accidentel de l'aiguille, notamment lors du passage d'une circulation.

Il est utilisé sur les aiguillages franchis en pointe ou en talon, situés sur voies principales ou de service et qui peuvent être franchis à une vitesse inférieure ou égale à 40 km/h.

boulon de calage
Boulon de calage

Le verrouillage
Rappel : Lorsque l'aiguille est abordée en pointe, et qu'elle est prise en position déviée, les essieux, par la force centrifuge prennent appui sur la lame d'aiguille extérieure (gauche) et, si elle n'est pas verrouillée se déforme.

Le deuxième essieu ou bogie, comme la lame d'aiguille s'est entrebâillée passe dans la direction "droite" de l'aiguille.

Le premier essieu, bogie, passent en position "déviée" et l'autre en position "droite".

Il en résulte en bivoie qui conduit au déraillement.

Remède : Les aiguilles franchies en pointe à plus de 40 km/h doivent être verrouillées, pour éviter la déformation de la lame d'aiguille, un bivoie et par conséquent un déraillement.

bivoie
Bivoie

Verrou indépendant unifié (ou verrou de tringle)
Ce verrou est pourvu d'une transmission indépendante de celle de l'aiguille. 
• Pour la voie directe de l'appareil, une languette peut s'engager dans une encoche aménagée sur la tringle d'écartement, 
• Pour la voie déviée, il peut exister une encoche qui permet ou non de verrouiller dans cette position. 

Ce dispositif est particulièrement utilisé dans les zones de manœuvre, l'aiguille déverrouillée peut être talonnable.

verrou d'aiguille
Verrou d'aiguille

verrou de tringle
           
verrou de tringle
                                                                        
Verrou de tringle
                                                                                                                
Verrou de tringle

Verrou carter coussinet (VCC)
Il s'agit d'un verrou individuel d'aiguille dont la manœuvre est solidaire de celle de l'aiguille.

Chaque demi-aiguillage d'un appareil de voie est équipé d'un verrou. La manœuvre s'effectue par transmission rigide, soit par un mécanisme électrique.

vcc deverrouille
               
vcc verrouille
                                                                                        
VCC déverrouillé
                                                                                          
VCC verrouillé

Griffe de cadenassement
La griffe de cadenassement est un dispositif d'immobilisation complémentaire de celui assurant la manœuvre d'un aiguillage normalement pris en talon, pour permettre sa prise en pointe à une vitesse supérieure à 40 km/h.

Actionnée à la main, elle peut être enclenchée par serrure à clé S.

Plus économique que le verrou indépendant, la griffe d'aiguille doit lui être préférée lorsque son emploi ne présente pas de difficultés particulières (elle est par exemple à éviter dans les zones où les chutes de neige sont fréquentes ) ,sous réserve que l'aiguille n'ait pas à être contrôlée impérativement (aiguilles intermédiaires d'ITCS, d'IPCS, d'établissement PL (Pleine Ligne) en double voie pour faciliter les opérations de VUT inopinées. . . ) .

griffe aiguille
Griffe d'aiguille

Les CONTRÔLES des APPAREILS de VOIE
Préambule
En règle générale, tout appareil de voie (aiguille ou taquet) ou verrou d'aiguille doit être pourvu d'un dispositif de contrôle permettant de vérifier qu'il a bien obéi à sa commande.

Les appareils de voie manœuvrés à pied œuvre ne sont cependant pas contrôlés.

L'agent chargé de leur manœuvre doit s'assurer de leur bonne position avant de les laisser franchir. En revanche les aiguilles commandées à distance sont en principe contrôlées.

Lorsqu'un agent manœuvre une aiguille, il doit s'assurer, soit visuellement soit par un dispositif de contrôle, que la manœuvre s'est bien déroulée et que l'aiguille est bien positionnée.

Après une manœuvre, l'intervalle entre la lame et le rail est inférieur à 6mm.

Les aiguilles manœuvrées à pied œuvre ne sont pas contrôlées. 

Il existe trois types de dispositifs de contrôle électriques :
• Le contrôle d'entrebâillement,
• Le contrôle d'entrebâillement et de discordance,
• Le contrôle de position,
• Le contrôle impératif.

Ces contrôles peuvent être complétés par :
• Un contrôle de discordance,
• Un test d'itinéraire.

Les contrôles sont réalisés au moyen de :
• Sonneries,
• Voyants électromécaniques ou lumineux.

Installation
Le dispositif de contrôle à installer pour un appareil de voie dépend de :
• Du sens de circulation,
• De la vitesse de franchissement,
• De l'éloignement du point de commande,
• De la nature de la voie, voie principale ou de service,
• Du mode de commande (mécanique ou électrique).
Le contrôle d'entrebâillement
Le contrôle d'entrebâillement est constitué d'une sonnerie qui tinte lorsque l'aiguille est entrebâillée et en particulier pendant sa manœuvre (le contrôle d'entrebâillement peut-être commun à plusieurs aiguilles).

Le contrôle d'entrebâillement peut vérifier soit :
• Le collage de la lame appliquée,
• Le collage de la lame appliquée et le décollage de la lame opposée.

l'assurance que l'aiguille a bien obéi à sa commande est donnée exclusivement par le tintement de la sonnerie lors de la translation des lames, et cesser après celle-ci, si les conditions de contrôle sont remplies.

L'absence du tintement de la sonnerie pendant la manœuvre ou le tintement persistant après cette manœuvre traduit un défaut de contrôle et conduit à présumer un dérangement soit de l'aiguille elle-même, ou de sa commande, soit du circuit de contrôle.

Les mêmes dispositions sont applicables au contrôle de changement de position d'un verrou indépendant, d'un taquet ou d'un taquet dérailleur.

Le contrôle d'entrebâillement et de discordance
Les dispositions pour le contrôle d'entrebâillement s'appliquent au contrôle d'entrebâillement et de discordance.

De plus, il y a également tintement de la sonnerie lorsque la concordance entre la position de l'appareil de voie et celle de son organe n'est pas obtenue.

Le contrôle de position
Il est constitué par un dispositif à deux voyants mécaniques ou lumineux qui renseigne à tout moment sur la position de l'aiguille. 

Le voyant mécanique présente la lettre G (gauche) ou D (droite) . 

En l'absence de contrôle est signalé par la présentation d'une croix de St André sur fond noir.

Le contrôle de position vérifie en tout ou partie ces conditions : 
• La concordance entre le levier et l'aiguille, 
• Le collage de la lame appliquée, 
• Le décollage de la lame ouverte, 
• Le verrouillage éventuel de l'aiguille. 

Le contrôle de position est indicatif.

Le contrôle de discordance
Le contrôle de discordance vérifie la concordance de sa position avec celle de son organe de commande au poste.
Il peut être installé un contrôle de discordance constitué une sonnerie qui tinte pendant tout le temps que cette concordance n'est pas satisfaite. (manœuvre de l'aiguille).

Le contrôle de discordance peut être commun à plusieurs aiguilles, et même à toutes les aiguilles d'un poste.
 
S'il s'agit d'une aiguille à commande électrique, la sonnerie ne tinte que si la discordance persiste au-delà du temps normal de translation de l'appareil.

Le contrôle impératif
Le contrôle d'un appareil de voie est dit "impératif" lorsque la commande d'ouverture de son signal de protection est rendue tributaire du contrôle de l'aiguille.

Le contrôle impératif est de deux sortes :
Fugitif, lorsque son action ne s'exerce qu'au moment de la commande d'ouverture du signal. Dans ce cas l'ouverture du signal est impossible,
Permanent, lorsque son action s'exerce au moment de la commande d'ouverture du signal et pendant tout le temps que le signal est ouvert. Il peut s'agir de signaux lumineux ou de signaux mécaniques à moteur électrique. Dans ce cas l'ouverture du signal est impossible et le signal peut se fermer , si une des conditions du contrôle impératif cessent d'être remplies à n'importe quel moment.

Le contrôle impératif permet de contrôler :
• La concordance de position entre l'aiguille et son organe de commande,
• Le collage de la lame appliquée,
• Le collage de la lame appliquée et du décollage de la lame opposée.

Les taquets et les taquets dérailleur sont soumis au contrôle impératif.

Aiguilles contrôlées impérativement.
Le contrôle impératif est appliqué aux aiguilles enclenchées :
• Manœuvrés à pied-d'œuvre et franchies en pointe à une vitesse supérieure à 40 km/h,
• Manœuvrées mécaniquement à distance et prises en pointe :
   • Par des trains de voyageurs quelle qu'en soit la vitesse,
   • Par des circulations autres dont la vitesse est supérieure à 40 km/h,
   • Manœuvrées par moteur.
Le contrôle d'itinéraire
Le contrôle d'itinéraire s'adresse aux aiguilles de dédoublement des gares de voie directe SNCF et VD1021, qu'elles soient manœuvrées à pied œuvre ou à distance.
A chaque demi-gare correspond un voyant de contrôle d'itinéraire "KIt-Ag...".

Le contrôle d'itinéraire est constitué soit par un voyant électromécanique, soit par 2 voyants lumineux. 

Le voyant électromécanique peut présenter 3 aspects :
• Une bande verticale noire sur fond blanc lorsque l'itinéraire est contrôlé pour la voie directe (voyant "voie directe",
• Une bande oblique noire sur fond blanc lorsque l'itinéraire est contrôlé pour la voie d'évitement (voyant "voie déviée",
• Une croix blanche sur fond noir lorsque l'une quelconque des conditions contrôlées n'est pas satisfaite. L'apparition de cette croix est appuyée par une sonnerie de discordance commune aux deux aiguilles de dédoublement.

Voyants lumineux
Les voyants lumineux du contrôle d'itinéraire se substituent au contrôle de position de l'aiguille de dédoublement sur le tracé géographique (TCO : (Tableau de Contrôle Optique) ou TCC : Table de Commande et de Contrôle) de l'itinéraire contrôlé. 
L'absence de contrôle se traduit par l'extinction des deux voyants appuyée par une sonnerie de discordance commune aux 2 aiguilles de dédoublement.

Les conditions contrôlées sont : 
Le voyant "voie directe" vérifie :
• Le collage de la lame appliquée et le décollage de la lame opposée, 
• La concordance de la position de l'aiguille avec celle de son levier de manœuvre, 
• Le verrouillage de l'aiguille lorsque le verrou est lancé ou la position renversée (verrou retiré) du levier du verrou, 
• La non-action du dispositif de détection de talonnage.
 
Le voyant "voie déviée" vérifie :
• Le collage de la lame appliquée et le décollage de la lame opposée, 
• La concordance de la position de l'aiguille avec celle de son levier de manœuvre, 
• La non-action du dispositif de détection de talonnage.

Les contrôles d'itinéraires sont impératifs et agissent : 
• Soit directement dans les circuits de commande des disques s'ils sont lumineux ou à commande électrique, 
• Soit par l'intermédiaire de verrous électriques non annulables s'ils sont à transmission mécanique. 

Le test des contrôles
Dans les postes équipés de TCO (Tableau de Contrôle Optique), les voyants de contrôle des appareils de voie et des verrous sont normalement éteints. 
L'aiguilleur à la possibilité de vérifier à tout moment la position de ceux-ci en actionnant un commutateur "Test Ag" unique pour l'ensemble du poste ou particulier à chacune de ses zones d'action.

Le RÉCHAUFFAGE des AIGUILLES
La fonctionnement et la manœuvre des aiguilles devant être assurée par tous les temps, il est intéressant de munir certaines d'entre elles d'un dispositif de réchauffage pour éliminer la neige ou le verglas,.

Pour être efficace le réchauffage doit être effectif sur toute la longueur totale des aiguilles.

Dans les zones ou le climat est moins rigoureux la longueur réchauffée peut être réduite.

Les verrous carter coussinet (VCC), doivent également être réchauffés pour fondre la neige qui s'introduit sous le capot.
Il faut également éviter le givrage des contacts des contrôleurs par temps froid et humide. Cette situation étant plus répandu que la neige, les dispositifs de réchauffage des VCC doivent être indépendant des dispositifs de réchauffage des aiguillages. 

Deus systèmes de réchauffage sont utilisés :
• Le réchauffage électrique des coussinets d'aiguille,
• Le réchauffage au gaz propane ou gaz de ville, commandé sur place ou à distance.

Réchauffage électrique
Le réchauffage électrique permet la commande à distance des dispositifs de réchauffage.

Le réchauffage électrique utilise soit :
• Des résistances blindées étanches logées à l'intérieur des coussinets de glissement des aiguilles, (elles assurent le chauffage direct des pièces sur lesquelles la neige peut s'accumulent et où la formation de glace est le plus à craindre,
• Des résistances linéaires, logées entre l'aiguille et le rail contre-aiguille.

rechauffage electrique
Réchauffage électrique

Réchauffage au gaz
Le réchauffage à gaz est plus efficace que le réchauffage électrique car il agit à la fois sur les coussinets et sur le rail contre-aiguille. De plus ses effets se manifestent plus rapidement. Il est également plus économique.

rechauffage au gaz
Réchauffage au gaz
Les TAQUETS DÉRAILLEURS
Les taquets
Un taquet-dérailleur est un appareil qui provoque le déraillement d'une circulation (ou son arrêt si sa vitesse est inférieur à 4 km/h environ) avant le point limite de garage franc (GF) pour assurer la protection des itinéraires.

Un taquet dérailleur peut occuper deux positions :
• Taquet relevé, assure la protection,
• Taquet abaissé, autorise le passage d'une circulation.

Sa position naturelle est la position "haute". Le taquet ne prend la position "basse" que pour le temps de passage d'une circulation. 
La position du taquet est enclenchée avec le signal correspondant. Il ne peut s'ouvrir que si le taquet est en position « basse».

Un taquet dérailleur est dit à droite ou à gauche selon le côté de voie la voie vers lequel il oriente le déraillement. 

Le taquet dérailleur doit être installé sur la file de rail la plus éloignée de la voie à protéger. Une distance minimale de 7.10 m est nécessaire entre l'axe du dispositif d'articulation du taquet et le point de croisement bon.

Un taquet dérailleur peut-être manœuvré : 
• A distance, par mécanisme électrique, par transmission rigide, par transmission funiculaire, 
• A pied d'œuvre avec ou sans levier.

taquet releve position droite
            
taquet releve position gauche
                                                    
Taquet relevé : direction droite
                                                                                                            
Taquet relevé : direction gauche

taquet releve
Taquet abaissé

Dérailleur unifié
C'est un appareil de voie qui permet de faire dérailler une circulation avant le point limite de garage franc (GF) pour assurer la protection des voies principales.

Il est dit à gauche ou à droite selon le côté de la voie vers lequel il oriente le déraillement. Le déraillement a lieu du côté opposé à la voie à protéger.

Le dérailleur a l'aspect d'un demi-aiguillage .

Il existe deux deux types de dérailleur unfié :
• Le modèle 1941,
• Le modèle 1972.

Il est manœuvré par :
• Transmission rigide,
• Une commande électrique.

• Il est immobilisé comme un aiguillage prise en pointe pour une vitesse inférieure à 40 km/h.

Implantation
Le dérailleur est seulement utilisé lorsqu'il peut être abordé, uniquement par des véhicules qui possèdent une énergie limitée.

Lorsque la voie qui donne accès à la voie principale à protéger à :
• Une déclivité supérieure à 1.5 mm/m,
• Lorsqu'elle est orientée dans le sens des vents dominants violents et susceptibles de mettre en mouvement un véhicule,
• Lorsqu'il s'agit d'une voie, sans déclivités sur laquelle les véhicules sont poussés par un engin moteur,

Dans ces conditions, le dérailleur ne peut être utilisé que si la distance d'implantation est suffisante, 50 à 80m.

Le dérailleur est implanté sur la voie de service reliée à la voie principale à protéger à une distance mesurée de la pointe réelle de l'aiguille du dérailleur au point limite de garage franc ou de croisement bon.
Elle ne doit pas être inférieure à :
• 8 m pour les dérailleurs modèle 1941,
• 11 m pour les dérailleurs modèle 1972.

derailleur modele 1972
Dérailleur modèle 1972